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IMPASSE SUR LES NÉGOCIATIONS À ARCELORMITTAL. Le complexe est à l'arrêt

Revue de presse

ça chauffe dans les fourneaux d'El Hadjar.

 

L'irrecevabilité de la révision de la décision de licenciement des 18 employés d'ArcelorMittal est à l'origine d'une crise au sein du complexe.

Refusant de se soumettre aux mesures d'usage, relatives au règlement interne à l'usine, soit l'audition par une commission en charge de l'affaire, avant de rendre définitive ou pas, par l'employeur, la décision de licenciement, les 18 employeurs ont barricadé l'entrée principale du complexe sidérurgique d'El Hadjar, empêchant les travailleurs de rejoindre leurs postes de travail, avons-nous constaté sur place. Aussi, il a été relevé le rassemblement d'autres employés, ayant fait l'objet de suspension pour les mêmes motifs que leurs homologues licenciés. 42 employés victimes de manipulations de l'ex-député Aïssa Menadi, contestent la décision de suspension pour les uns et le licenciement pour les autres.
Pendant que la direction générale campe sur sa position, les contestataires, ont, outre le blocage de l'entrée principale du complexe, installé des tentes, juste devant le portail du complexe, avant d'entamer une grève de la faim. Par ailleurs, on apprend de source interne à la direction que trois directeurs de section ont été relevés de leurs fonctions sur décision de la direction, générale d'ArcelorMittal/ Annaba. Bien que nous ayons essayé d'entrer en contact avec un quelconque responsable, encore moins un syndicaliste, toutes nos tentatives sont restées vaines. Toutes les unités du complexe sidérurgique sont à l'arrêt, puisque le bus transportant le personnel employé a été empêché de rejoindre son travail. Ainsi et après une fin précaire de la grève partielle engagée la semaine écoulée par les partisans de l'ex- syndicaliste Aïssa Menadi, la reprise n'a été que de courte durée puisque la décision de licenciement prise par la direction générale de l'entreprise sidérurgique d'El Hadjar, demeure irrévocable tant pour les 18 travailleurs licenciés, que pour les 24 suspendus. Une décision motivée par les derniers événements ayant marqué le complexe une semaine durant, suite à l'irruption de l'ex-porte-parole des travailleurs de Mittal, tentant de détrôner le syndicat d'ArcelorMittal.
Des événements qui, en dépit des décisions de justice, interdisant à l'ex-député d'accéder au complexe, n'ont connu leur application que par la force des services sécuritaires, dont l'intervention a permis le retour des ressortissants étrangers au complexe. Ces derniers avaient quitté le complexe, sous les menaces de l'ex-syndicaliste, après avoir procédé au licenciement de 18 employés et la suspension de 24 autres, pour leur soutien à Aïssa Menadi.
Ce dernier a été placé en résidence surveillée, pendant que les victimes tentent de trouver un moyen pouvant les aider à réintégrer leurs postes de travail. Les victimes, après avoir frappé à toutes les portes, se retrouvent abandonnées, tant par leur ex- porte-parole, Aïssa Menadi, qui, promettant leur permanisation, les a utilisés pour reconquerir la baraka syndicale, que par les syndicalistes actuels censés les défendre devant la direction générale d'ArcelorMittal, encore plus par l'actuel député Smaïn Kouadria qui, dans une dernière communication téléphonique, après avoir fourni quelques détails sur la situation dans le complexe, avait fait savoir qu'il n'a plus aucun rapport avec le complexe sidérurgique d'El Hadjar.
Ainsi, les travailleurs, qui avaient fait la gloire des uns et la défaite des autres, se retrouvent en plein désarroi. Pour rappel, Il a été convenu que Menadi et ses inconditionnels ne remettent plus les pieds sur le site d'El-Hadjar, et que les travailleurs licenciés réintègreraient leurs postes. Toujours pour rappel, le haut fourneau n°2 du site sidérurgique ArcelorMittal d'El-Hadjar a été rallumé, jeudi en fin de journée, et la production du complexe a repris, après un arrêt forcé de quatre jours à l'issue de l'action d'une centaine de travailleurs fidèles à Aïssa Menadi, ex-syndicaliste et ex-député de Annaba. Aux dernières nouvelles de la situation prévalant au sein du complexe sidérurgique d'El Hadjar/ Annaba, l'inaccessibilité des travailleurs au complexe, a contraint plusieurs ateliers à l'arrêt, ce qui pourrait inévitablement faire revenir les choses à la case départ. En somme, les retombées de l'arrêt du complexe, provoquerait une chute de production de un million par jour, et par conséquent la diminution des rentes. Autres effets de cette crise à ArcelorMittal, le retard dans le lancement du plan d'investissement global, censé booster la production d'une part et augmenter les salaires d'autre part. Notons que ArcelorMittal Annaba, fonctionne à 50% de ses capacités et produit près d'un demi-million de tonnes d'acier/an. Alors que l'Algérie a besoin de cinq millions de tonnes. C'est l'importation évidemment qui arrive à satisfaire complètement la demande. Chaque année, le pays importe entre 2,5 millions à
3 millions de tonnes. ArcelorMittal qui assure 10% de la production mondiale en acier, a été en mesure de résister à la crise. Une crise, qui, si elle persistait, verrait le complexe sidérurgique paralysé plus longtemps que prévu.

Par

Source : 
L'Expression
Revue de presse Algérie: 
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